Hello, je cherche quelqu’un qui souhaiterais bosser sur un projet, un truc qui n’a pas trop de forme pour l’instant - peut-être un one man show ? - qui pourrait éventuellement avancer plus vite à deux.
[…] Enfin, on parle de ces nouvelles lois avec dédain, c’est assez facile. On critique, nous les gens bien sous tous rapports, mais elles ont du bon toutes ces nouvelles règlementations. Pas plus tard que la semaine dernière, je m’en suis servi de ces textes. En sortant de chez moi, il y avait un attroupement dans le hall de l’immeuble. C’était bruyant, et puis sans gêne, personne s’écarte pour laisser passer, y a des animaux qui se baladent en liberté, sans muselière, des rats je pense ou des yorkshires, en tout cas agressifs les bêtes, sans compter les maladies que ça véhicule. Et puis l’odeur, insoutenable, certainement que l’un deux s’était oublié… Pas les chiens non, les vieux ! Ah je vous ai pas dit, c’était Madame Sarayet, Madame Pétoncle et M. Bignasson, le concierge. Ces trois là c’est l’horreur, 187 ans au bat mot, 4215 épisodes des feux de l’amour ingurgités, et une passion commune : refaire le monde ! Enfin leur monde, qui commence à l’escalier B et qui s’arrête au C, parce que après vous comprenez, c’est la maghrébie, c’est plus la France.
Alors ce matin là, mal luné, l’envie de nuire comme unique drapeau, j’ai appelé la troupe, point de peur. Les représailles, les coups fourrés, je sais qui va les subir à l’avenir mais c’était trop. Je veux bien respecté les vieux, en commençant, si vous voulez par les appeler « personnes âgées », mais pas les cons.
La maréchaussée est donc intervenue immédiatement, 1 h et quart après l’appel, j’avais bien pris soin d’annoncer un viol collectif, pour les presser. 3 voitures, sirènes hurlantes, ils sont descendus dans la cave - bien-sur viol collectif = cave c’est évident - ils n’ont rien trouvé, sauf votre serviteur, tout sourire, qui par un acte de délation assumé, leur a affirmé : « Certes Messieurs les représentants de la force publique, de la loi et de la conscience républicaine, certes vous n’avez pas trouvé vos affreux violeurs sanguinaires, je conçois votre déception, mais - c’est une suggestion, aucunement un ordre entendez le bien - à défaut, vous avez là quelques menues délinquants, qui en état de rassemblement prohibé dans hall d’immeuble, pourraient avantageusement garnir votre fourgonnette. » Devant le regard interloqué de l’officier qui me faisait face, je ne puis m’empêcher d’ajouter : « je vous dit ça, c’est pour vos statistiques, moi, je n’ai rien à gagner à cette arrestation - là, je mentais - mais il ne faudrait pas que vous fassiez chou blanc, votre déplacement, il a un coût, vous ne pouvez l’ignorez. Vous risquez d’être convoqué, pour explication, par votre supérieur, lequel sera convoqué, pour explication, par son préfet, lequel sera mis à l’index par le ministre de l’intérieur ! Allons, il est temps pour vous d’agir d’éviter la débâcle, pensez à la somme de frustration engendrée par votre faute…sauf si »
Ils ont embarqué les trois vieux. Je n’ai plus reçu Libé les trois mois suivant et l’odeur d’urine qui a accompagné ma porte quelques temps doit provenir des deux rats poilus précédemment évoqués.
Enfin j’ai jouit, c’est le principal. Elles sont vraiment formidables ces nouvelles lois. Mais difficilement applicables, si à chaque fois il faut autant de fourberies pour les faire exécuter… On est pas rendu !
Des petits articles scélérats, il y en a à foison, dans la Trilogie des Sarkozylaws. On pourrait la rebaptiser cette triple loi, le seigneur de beauvau. Dans la première, il s’agirait de bien comprendre qui est qui : les gentils, c’est ceux de la terre du milieu, les méchants c’est ceux qui rôdent autour, qui respectent même pas les barrières que nous posons autour de la terre du milieu et en à la fin, c’est la grande bataille, où le bien triomphe sur ces forces obscures menées par des hommes avec des grandes barbes… C’est marrant, j’ai l’impression d’avoir déjà vu cette histoire… Sinon il y aussi l’autre grande production : Perben I, Perben II, sauf pour Perben III faudra attendre, les producteurs ont pas bouclé le budget, ils ont même jeté le réalisateur je crois !
C’est fou, non ? Mais je rêve d’être ministre de la république française, afin que mon nom soit attribué à un texte de loi qui régira la vie de mes concitoyens. Enfin, c’est pas forcément le nirvana, le ministre de l’agriculture qui pond son texte sur le diamètre minimum du cul des poules autorisé, c’est pas bien valorisant… Quoique quoique quoique…
Comme quoi on râle toujours en France mais il y a véritablement des gens qui prennent à bras le corps nos problèmes et qui tentent de les résoudre de manière totalement désintéressée. […]
Alors ? - si quelqu’un a lu jusqu’au bout déjà ?